Le Parapluie du Pont des Arts

A l’entrée du pont des arts, un homme se débat avec son parapluie qui risque de s’envoler. Le vent « fripon » et « maraud » qui souffle sur le pont des Arts, comme le chantait Georges Brassens, va-t-il l’épargner ? Depuis deux siècles, le pont des Arts guide les amateurs d’art vers le Louvre. Les amoureux y accrochent des cadenas, Les musiciens y chantent et des peintres célèbres l’ont capturé sur leurs toiles.

Un point de passage estudiantin

Depuis sa création en 1804 soit à peine onze ans après l’inauguration du Musée du Louvre, et neuf ans après la création de l’Institut de France, le pont des Arts relie ces deux hauts lieux de la connaissance. Ouvrage en fer, le premier du genre à Paris, il s’appuie sur six piliers en pierre et paraît étonnamment léger tant il s’insère avec élégance dans le paysage. Réservé aux piétons dès sa construction, c’est un point de passage très fréquenté des étudiants, notamment du quartier latin qui se rendent au Louvre ou aux Tuileries, et surtout pour les élèves des Beaux-arts de Paris, dont les locaux se trouvent à 200 mètres à peine du pont des Arts. Le pont que nous empruntons actuellement est une copie de l’original, effondré en 1979, après un choc avec un bateau, et reconstruit entre 1981 et 1984.

Symbole du romantisme parisien

Comment parler du pont des Arts sans évoquer ses fameux cadenas ? A partir de 2008, des couples ont commencé à manifester leur amour sur le pont des Arts en accrochant à ses grilles un cadenas, symbole d’amour éternel. Une tradition popularisée après l’adaptation cinématographique en 2004 du roman Trois mètres au-dessus du ciel de l’écrivain italien Federico Moccia. Le phénomène s’est amplifié au cours des années jusqu’à encombrer le pont et provoquer l’effondrement d’un grillage en 2014. Trop lourd, le poids de l’amour. « Pour le seul Pont des Arts, 15 panneaux grillagés ont déjà dû être retirés pour des raisons de sécurité. Chacun de ces panneaux portait près de 500kg de cadenas, soit quatre fois la charge limite admissible« , a expliqué Bruno Julliard, premier adjoint à la mairie de Paris en 2015. Reste une tradition qui s’est propagée à de nombreux autres ponts de Paris, et une œuvre, intitulée « Chez nous« , une maison faite des cadenas tombés, par l’artiste Carmen Mariscal, exposée sur la place du Palais Royal en mars dernier.

Le pont des Arts, rendez-vous des artistes

Au-delà des clichés, le pont des Arts est clairement le rendez-vous des artistes. Chanté par Brassens avec Le Vent, peint par Renoir (Le pont des Arts) et Pissarro (Le Louvre et la Seine depuis le pont Neuf), filmé par Jean-Pierre Jeunet dans Amélie Poulain, et tant d’autres, le pont des Arts inspire chacun d’entre nous, quelle que soit notre nationalité ou notre origine. Des peintres s’y installent aux beaux jours pour créer, des musiciens viennent y garnir l’allée du pont de notes de musiques. A retenir la performance de la chanteuse Camille, qui, après un concert, a entraîné son public sur le pont des Arts, pour une dernière chanson, a capella, sous la pluie.

2 commentaires sur « Le Parapluie du Pont des Arts »

Répondre à Adrien Chevy Annuler la réponse.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :