Eblouissement à la passerelle Léopold-Sédar-Senghor

S’apprêtant à descendre la partie inférieure de la passerelle Léopold-Sédar-Senghor, une jeune femme lève la main droite et la porte devant ses yeux pour se protéger du soleil, ou pour amorcer un salut lointain. Proche des Tuileries, la passerelle relie à la fois le niveau supérieur, sur la rue et le niveau inférieur, depuis les quai. D’une structure métallique couverte de bois exotique, il est orné d’une statue d’un ancien ambassadeur américain, qui fut par la suite président des Etats-Unis.

Un pont piétonnier en ipé porté par une structure métallique

Inaugurée en 1999 sous son ancien nom de Solférino puis rebaptisée en 2006, la passerelle Leopold-Sédar-Senghor est un pont piétonnier qui relie le Musée d’Orsay au jardin des Tuileries. Conçue par l’architecte Marc Mimram, qui a reçu le prix Equerre d’argent pour cet ouvrage, sa structure, en une seule arche, avec deux larges escaliers intégrés, accessibles depuis les quais, en fait un lieu idéal pour se balader, contempler la Seine, apercevoir des cygnes, rejoindre les Tuileries ou descendre sur les quais pour une session de sport. La structure métallique est couverte d’un bois exotique originaire du Brésil, l’ipé, d’une teinte brune assez sombre et d’une résistance reconnue aux intempéries, souvent utilisé en construction de terrasses en bois.

Une statue de Thomas Jefferson sur la passerelle Leopold Sédar-Senghor

Côté Solférino du pont se trouve une belle statue en bronze de l’ancien président américain Thomas Jefferson, qui fût par ailleurs ambassadeur des Etats-Unis en France, entre 1785 et 1789. Thomas Jefferson y est représenté tenant une plume d’une main et un plan de l’autre, faisant référence à l’hôtel de Salm non loin du pont, source d’inspiration d’abord pour sa propre propriété en Virginie, Monticello, et pour la Maison Blanche par la suite.

La statue est signée du sculpteur français Jean Cardot, qui a également réalisée une statue pour l’ambassade des Etats-Unis à Paris, intitulée « Flamme de la liberté« .

« Un pont de douceur« 

C’est en hommage au centième anniversaire de naissance du poète sénégalais Léopold Sédar-Senghor, qui fut également président du Sénégal et membre de l’Académie française, que le pont a été renommé en 2006. Abdou Diouf, son successeur à la tête du Sénégal jusqu’en 2000 et secrétaire général de la francophonie lors de l’inauguration de la passerelle Léopold Sédar-Senghor a réagit en déclarant « Senghor sera un pont entre deux continents ».

Emprunter la passerelle Leopold Sédar-Sengor est l’occasion de redécouvrir quelques-uns des écrits du poète comme son recueil Ethiopiques parut en 1956. Les archives de l’Ina proposent d’ailleurs une lecture de deux extraits de ce recueil, par Leopold Sédar-Senghor lui-même, et qui commence ainsi :

« Je ne sais en quel temps c’était, je confonds toujours l’enfance et l’Eden.
Comme je mêle la Mort et la Vie – un pont de douceur les relie
. »

4 commentaires sur « Eblouissement à la passerelle Léopold-Sédar-Senghor »

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