La Star de l’Opéra Garnier

Sur le perron déserté de l’opéra Garnier, une jeune femme est assise sur les marches qui forment une étendue de pierre. Derrière, des statues veillent sur elle, tandis qu’au fond sur la gauche, une affiche publicitaire dont il ne subsiste que le terme anglophone « limits » l’avertit. Perplexe, elle consulte ses messages. Opéra principal de Paris, l’Opéra Garnier offre une façade décoré d’une dizaine de statues et orné de médaillons en l’honneur des compositeurs de musique. A l’intérieur, un plafond remarquable illustre des scènes d’opéras connus.

Une façade richement ornée

De style architecturale éclectique, l’opéra Garnier, du nom de son architecte Charles Garnier, date de 1875 et mêle plusieurs matériaux comme la pierre, le marbre et les dorures aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. La façade principale est ornée d’arcades, de statues et de médaillons. Le perron réunit quatre statues allégoriques (Drame, Chant, Cantate et Idylle, de droite à gauche), tandis que les deux extrémités présentent des avant-corps avec chacun deux statues de groupe (Drame Lyrique et Danse à droite, Musique Instrumentale et Poésie Lyrique à gauche). La plus connue, La Danse, située sur l’avant corps de droite, a été sculptée par Carpeaux. Au milieu de la façade, un ensemble de médaillons qui rendent hommage aux compositeurs, avec, au centre, Mozart. Sur le toit, deux statues monumentales dorées complètent l’ensemble, avec à droite, la Poésie, et à gauche, l’Harmonie.

Un plafond coloré réalisé par Chagall

Le site internet de l’opéra Garnier propose une visite virtuelle de type « street view ». On peut y découvrir les nombreuses peintures qui décorent l’intérieur du palais Garnier, comme de belles scènes d' »Orphée et d’Eurydice« , le glorieux « Apollon recevant la lyre » ou des représentations émouvantes des muses Calliope, Clio, Erato ou Euterpe. C’est aussi l’occasion d’admirer de près ce qui est peu accessible in situ, le plafond de l’Opéra Garnier. Réalisé par Marc Chagall en 1964, le plafond illustre de manière assez libre douze opéras différents dans une explosion ravissante de couleurs, avec, à remarquer un couple enlacé devant un arc de Triomphe illuminé du rouge de la passion pour « Tristan et Isolde » de Wagner et une Tour Eiffel bleue sur fond rouge pour Ravel et son « Daphnis et Chloé« .

Ballets et opéras en ligne sur le site de l’Opéra Garnier

Pour continuer à faire vivre le spectacle, l’Opéra Garnier a organisé le vendredi 13 novembre 2020 la représentation d’une soirée ballet, en direct, payante mais au tarif modique de 4,49 euros. Ont été présentées les créations de trois chorégraphes contemporains, Sidi Larbi Cherkaoui, Tess Voelker et Mehdi Kerkouche, interprétées par le Ballet de Paris. Côté opéra, un partenariat avec Arte offre la possibilité de visionner progressivement une vingtaine de spectacles, avec pour point de départ « Hippolyte et Aricie » de Jean-Philippe Rameau.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :