Un petit train au départ du musée d’Orsay

Sur les quais de Seine jouxtant le jardin des Tuileries, deux silhouettes féminines, adeptes du running, se suivent, comme un petit train formé d’une locomotive et d’un wagon. La joggeuse de tête lance un coup d’œil vers le musée d’Orsay sur la rive opposée, comme une invitation au voyage vers la culture.

Une gare devenue musée

C’est sur l’ancien emplacement du Palais d’Orsay, bâtiment administratif imposant, comme on peut le voir sur une gravure du XIXème siècle, que se construit la gare d’Orsay. Inaugurée pour l’exposition universelle de 1900, la nouvelle gare, dessinée par l’architecte Victor Laloux, est le point d’entrée de la capitale pour les visiteurs d’autres contrées venant admirer les merveilles de la technique et de l’industrie de l’époque. En tant que première impression de cette nouvelle ère, la gare d’Orsay a pour ambition d’être élégante avec un hall de 32 mètres de haut, vaste avec un total de 16 voies en sous-sol et à la pointe de la modernité, avec des ascenseurs et des monte-charges pour les bagages.

Un peu plus tard, au milieu du XXème siècle, elle accueille des trajets plus courts de la banlieue, puis uniquement de la marchandise, les quais devenant trop courts pour l’innovation ferroviaire et l’électrification du réseau. Sous l’initiative du président Valery Giscard d’Estaing, le bâtiment est classé monument historique en 1978, et la construction du musée commence, pour une inauguration en 1986.

Une collection permanente riche en peintures et sculptures

De son passé de gare subsistent au musée deux grandes horloges extérieures sur la façade, visibles également depuis l’intérieur, ainsi que la fameuse horloge dorée du grand hall. Un hall peuplé de statues en marbre et en bronze disposées avec grâce pour le plus grand ravissement du visiteur. Au total, plus de 2000 sculptures sont visibles dans le musée, des plus poétiques comme la belle Sapho de James Pradier, Penelope endormie de Jules Cavelier ou cette Femme ailée au milieu des roseaux de Gaudez, aux plus émouvantes comme cette Jeune mère, protégeant son enfant, de Carpeaux. A retenir un buste de Victor Hugo signé Rodin, La petite danseuse de quatorze ans de Degas, ou encore une des cinq répliques parisiennes de La statue de la Liberté, de Bartholdi.

En peinture, le musée d’Orsay dispose d’une collection très fournie de toiles du mouvement impressionniste parmi lesquels des chefs-d’œuvre comme le Bal du moulin de la Galette de Renoir, la Femme à l’ombrelle de Monet le Déjeuner sur l’herbe, et l‘Olympia de Manet ou les Joueurs de cartes de Cézanne. Egalement dans le catalogue, des toiles de Sisley comme la Vue du canal Saint-Martin, de Pissarro comme Printemps, pruniers en fleurs, de Gauguin comme Et l’or et leur corps, ou encore Courbet, comme l’Atelier du peintre, ou l’Origine du monde.

Les origines du monde à retrouver à la réouverture du musée d’Orsay

En écho à la toile de Courbet, le musée d’Orsay proposera à la réouverture une exposition sur le questionnement de l’homme face à ses origines dans l’art avec Les Origines du monde. Un questionnement qui passe par la découverte de la vie dans toute sa diversité et de l’immensité du monde avec des représentations des premières expéditions scientifiques et de la variété de la vie animale, marine et géologique, une réflexion sur la mythologie avec des représentations de chimères et de créatures hybrides ou encore des représentations artistiques de la Nature.

De la musique au musée avec OrsayLive

Pour retrouver la poésie du lieu le musée d’Orsay a mis en ligne une série de concerts, sur la même thématique de la Nature, filmés en immersion au musée avec des plans d’une beauté élégante et subtile sur les artistes et sur les œuvres. A voir La symphonie des oiseaux propose un émouvant dialogue entre deux chanteurs d’oiseaux, virevoltant entre les peintures, accompagnés par une pianiste et une violoniste, jouant notamment du Satie, du Schubert et du Saint-Saëns. Autres concerts, The Amazing Keystone Big Band propose un Carnaval jazz des animaux, adaptation de Saint-Saëns dans une ambiance tamisée avec en fond, l’horloge du musée, ou encore Ultrabirdz, du pianiste Christophe Chassol, dans une ambiance nocturne bénéficiant d’effets lumineux sur les statues de la nef et d’enregistrements sonores d’oiseaux de la Martinique.

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