Mythologie multicolore au quartier latin

Figure mythologique, le visage d’une jeune femme à l’allure de statue grecque et dotée d’immenses ailes colorées, semble veiller sur une femme habillée en gris en blanc, s’apprêtant à traverser la rue. Héroïne éphémère, la jeune femme ailée fait partie pour quelques mois d’une fresque géante du quartier latin, à quelques pas de la fontaine Saint-Michel, du jardin du Luxembourg, du musée de Cluny ou de la Sorbonne.

Une fresque street art au coeur du quartier latin

Sur une large panneau en bois en bois masquant la devanture de la librairie boulinier, sur le boulevard saint-michel, non loin du jardin du Luxembourg, s’affiche depuis la mi-mars une grande fresque de street art colorée. Commandée par la société de production d’art urbain Quai 36, qui a notamment proposé une exposition d’immenses fresques urbaines en 2020 à Versailles, la fresque du boulevard saint-michel se détache nettement dans le paysage urbain grâce des dimensions remarquables de 7 mètres de haut pour s’étendre sur 23 mètres de large. Sur un fond multicolore de lettres graphées, émergent trois figures mythologiques sous la forme de visages géants, avec d’abord un duo composé du dieu grecque Poséidon, à la barbe bleutée maritime, admiré par une nymphe de la mer, une Néréide, vue de profil, tous deux protégés par les ailes impérieuses de la troisième figure, la divinité Niké, déesse de la victoire.

Un hommage à la culture parisienne

Créateur de cette fresque colorée, le duo d’artistes PichiAvo, explique dans une interview s’inspirer de l’histoire artistique du quartier latin et de son effervescence estudiantine. Avec la représentation de deux divinités aquatiques, le duo a voulu rendre un hommage à la Seine, fleuve emblématique de Paris, ainsi qu’un clin d’œil à la culture, avec la déesse Niké, déesse de la Victoire, représentée sous la forme d’une jeune femme ailée. En effet, la Victoire de Samothrace, représentation la plus connue de Niké, se trouve à quelques encablures, au musée du Louvre, de l’autre côté de la Seine. Un hommage qui touche les parisiens au cœur avec un duo aquatique envoutant dans la cité de l’amour, et une représentation mythologique tout fait pertinente dans le quartier latin, écrin de l’antiquité dans la capitale. En outre, l’association de l’eau et de la victoire de la fresque prend également beaucoup de sens dans la devise de la ville de Paris, fluctuac nec mergitur, qui signifie « flotte mais ne coule pas », autrement dit, vogue et triomphe sous les ailes de la victoire.

Des réalisations internationales

Originaire de Valence en Espagne, le duo PichiAvo composé des grapheurs Pichi et Avo, a pris beaucoup d’ampleur à l’international ces dernière années avec des œuvres dans le monde entier comme ce Cupidon en Australie, cette Léda et son cygne en Ecosse, une représentation du poète antique Anacreon en Israël, cette Artémis au Québec ou cet hoplite armé d’un trident à New York. La fresque parisienne, éphémère, est visible 6 mois dans la capitale.

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