Le grand jeu de la BNF

Près de l’entrée de la BNF, en bas des escaliers qui retrouvent des visiteurs, une main dont les lignes rappellent la structure métallique de l’entrée tient un appareil photo. Son objectif se tourne vers le spectateur, le confrontant à son être. A l’intérieur des murs de la BNF, une exposition sur Henri Cartier Bresson, Le grand Jeu présente des clichés en noir et blanc du photographe, vus par cinq personnalités du monde de l’art.

La BNF, plus qu’une bibliothèque, un centre culturel

BNF vue végétale depuis la terrasse

Non loin des rives nourricières de la Seine, partie sud-est de Paris, dans un XIIIème arrondissement aux horizons dégagés et aux rues fréquentées par la jeunesse, la Bibliothèque Nationale de France (BNF) érige ses 4 bâtiments en forme de L, comme des livres ouverts, voire des coins de pages vus du haut, depuis 1995. Elles s’inscrit dans la lignée de la Bibliothèque Royale de France, la bibliothèque des rois et des savants, initiée par Charles V, composée alors de quelques centaines de volumes manuscrits dans un coin du Louvre. Le site actuel, porté par François Mitterrand, d’après un projet de l’architecte Dominique Perrault recense un nombre impressionnant de plus de 15 millions de livres et recueils, autant d’iconographies, ou encore 400.000 manuscrits. Au delà de ces millions de documents, la bibliothèque se présente comme un véritable centre culturel avec des expositions temporaires, comme la remarquée exposition Tolkien, fin 2019, dans des salles dédiées ou encore sur les murs de ses couloirs, comme une invitation à la découverte de la culture sous toutes ces facettes.

L’expo Henri Cartier Bresson, Le grand jeu

Expo Henri Cartier Bresson Le Grand Jeu Master Collection à la BNF

Avec Le grand jeu, la BNF nous propose une immersion dans le travail du photographe de l’instant décisif en noir et blanc grâce une sélection de clichés par Cartier Bresson lui-même, en 1973, la Master Collection, un panel de 385 photographies, choisies parmi l’ensemble de ses déclics. Pour l’exposition, cette collection est soumise à la vision de 5 personnalités du monde de l’art, proches du photographe, qui ont retenus chacune quelques dizaines de photographies pour illustrer leur propre idée de Cartier-Bresson. Parmi les personnalités qui se sont prêtées au jeu, on trouve la photographe Annie Leibovitz, qui s’est illustrée auprès des magazines Rolling Stones Et Vogue, dans les années 70 et 80, le réalisateur de Paris,Texas, Wim Wanders, l’écrivain espagnol Javier Cercas, la conservatrice Sylvie Aubenas, et l’industriel François Pinault.

Des instants du monde en photographie

L’exposition se présente sous la forme de 5 salles, une pour chaque personnalité qui présente ses choix et raconte des anecdotes sur le photographe, ainsi que d’un mur gigantesque, au centre, qui affiche l’ensemble des clichés en patchwork. En ressort un regard sur le monde saisissant, d’instants pris sur le vif, aussi bien en Inde, en Turquie ou au Mexique qu’en Europe, en France ou à Paris. En quelques pas, notre œil est témoin d’instants de la vie quotidienne comme une danse rituelle en Indonésie, des jeux d’enfants en Italie ou vue atypique de la Maison Blanche ou bien d’instants historiques avec les funérailles de Gandhi en 1948 ou la Libération de Paris en 1944. Une sélection qui présente des portraits d’inconnus du quotidien dans un décor de rue ou de nature mais aussi de personnalités comme un intrigant portrait de Francis Bacon qui se cache un œil, un Albert Camus au regard doux ou encore un Jean Paul Sartre en pleine réflexion, sur le pont des Arts, à Paris.

Trois autres expos jusqu’en août et novembre

L’exposition Le grand jeu se poursuit jusqu’au 22 août à la BNF après une première présentation à Venise, au Palazzo Grassi, en 2020. A voir également à la BNF, Paul Ickovic, photographe d’origine tchèque qui présente des clichés de rue des années 60′ avec En transit jusqu’en août. Autres expositions, L’invention du Surréalisme présente une rétrospective sur le mouvement artistique initié par André Breton accompagné d’Eluard et d’Aragon, jusqu’en août ou encore Yitzhak Rabin, une exposition en forme de documentaire sur l’homme d’état israelien, par le cinéaste Amos Gitaï jusqu’en novembre.

A noter enfin qu’une autre exposition sur Cartier Bresson, Revoir Paris se tiendra au musée Carnavalet, à partir du 15 juin.

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